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I/Algùric a pour chef-lieu adininislratil' la ville d’Alger dont elle a tiré son nom. Mais, si Alger même est le siège nominal de toutes les administrations centrales, la vie oflicielle est loin d’être enfermée tout entière dans son étroite enceinte. Plusieurs services publics ont émigré pour chercher une installation moins restreinte du côté de Mustapha : l'Académie et les Ecoles supérieures, l’Administration pénitentiaire, un grand nombre de consulats s’étagent solle riant coteau qui domine la rade. Le Gouverneur lui-même habile plus souvent le gracieux palais d’été de Mustapha que le palais d’hiver d’Alger. Le nouveau palais en construction est hors de l’enceinte d’Alger, au quartier d’Islv, formant ainsi le trait d’union entre les deux agglomérations d’Alger et de Mustapha.
D’ailleurs, Mustapha, après avoir longtemps formé une commune distincte, a été réannexé à la commune d’Alger le 15 avril 1904.
Alger même a une population de 96.500 habitants ; mais l’agglomération algéroise, y compris Saint-Eugène et Mustapha, en comprend 158.500, parmi lesquels on compte 69.500 Français, 11.750 Israélites naturalisés, 28.250 étrangers (en majorité Espagnols et Italiens), 29.000 indigènes musulmans.
Progrès administratifs. — L’organisation administrative de l’Algérie est calquée dans ses grandes lignes sur celle de la métropole; aux trois unités que nous avons en France, l’Étal, le département, la commune, correspondent la Colonie, le département, la commune. A la tête de chacune de ces unités se trouve un administrateur assisté d’un conseil ; pour la colonie, c’est le Gouverneur général avec le Conseil