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lades à bord du vapeur „Tibet"; le médecin de gouvernement, docteur Ullrich, ma femme et moi, en seconde classe, les autres en troisième classe. En nous rendant au bateau, le chef de convoi, un lieutenant Meyer, avec sa cravache en nerf d'hippopotame, frappa sur la tête, coiffée du casque colonial, M. P . . ., chef de district, en disant qu'il fallait casser la gueule à tous les Allemands . . . Signé: Otto Saume."
II. La conduite des Anglais.
1. Ä l'égard de la propriété privée.
Les dépositions ci-après jettent un jour singulier sur la conduite des officiers et des soldats anglais, que n'arrête même pas le respect dû à la propriété des missions.
Hambourg, le 1 décembre 1916. Procès-verbal de témoin.
Les membres du tribunal mentionnés ci-contre se sont rendus à l'hôpital colonial à l'effet d'y entendre la déposition du directeur Lohff, malade. Le témoin susnommé, bien que dans un état de maladie notoire, était néanmoins capable de faire les déclarations nécessaires.
Après avoir reçu communication de l'objet de l'enquête, le témoin, interrogé sur ses nom, prénoms et qualités, a fourni les renseignements suivants :
Identité: Jürgen Heinrich Loliff, négociant, célibataire. Adresse: Berlin, Dresdener Bank. Né le 5 août 1870, à Wyk s/Föhr.
Déposition: Au moment de la déclaratoin de guerre, je me trouvais à Duala, où j'occupais depuis le mois de juillet 1913 les fonctions de directeur de la Banque de l'Afrique occidentale allemande. J'avais depuis longtemps déjà fait le commerce aux colonies, et avant mon transfert au poste de Duala, j'avais dirigé les succursales de la Banque en question à Togo et aussi à Cameroun.