Teil eines Werkes 
T. 3 (1906) Indo-Chine, Inde, Nouvelle Calédonie et Établissements d'Oceanie, Guyane, Antilles, Saint-Pierre et Miquelon / Paul Girbal ...
Entstehung
Seite
310
Einzelbild herunterladen
 

Ill

LADMINISTRATION

Finances. Ici nous constaterons avec plaisir que la citation qui nous servit dépigraphe ou, tout au moins dentrée en matière, na pas été sans effet sur le Parlement, et que la subvention métropolitaine a été réduite de moitié.

Aux beaux temps du Conseil général, créé en 1885, les compatriotes de Rarahu, devenus nos concitoyens, imposaient à leurs élus le refus de toute taxe foncière. La France, toujours assez riche pour payer sa gloire, ne percevait pas un centime dimpôt sur des propriétés bâties qui rapportaient jusquà 40 et 50.000 francs à des étrangers fixés hors des îles. Beaucoup de Français du Pacifique sen trouvaient bien dailleurs, entrautres les employés de limprimerie du gouvernement, qui coûtait 30.000 francs et en rapportait 1.375. Lentretien du mobilier des hôtels du gouverneur, du secrétaire général, et du procureur de la République revenait à 16.000 francs par an.

Et, malgré ce prodigieux gaspillage, la situation financière était des plus satisfaisantes. Au 31 décembre 1900, la caisse de réserve pré­sentait un actif de 440.000 francs en face dun passif de 358.000. Le seul exercice 1899 avait donné un boni de 132.000 francs.

Aussi comprend-on aisément que les rapporteurs du budget des colonies, toujours à court et pour cause, aient fait de leur mieux pour troubler la quiétude dune population, qui avait résolu la question sociale en vivant aux dépens de la vieille France. En 1900, M. Le Myre de Villers demanda la réduction de la subvention de 300.000 francs, environ 15 francs par tête ; il obtint 16.000 francs. Lannée daprès,