ÉTABLISSEMENTS DE L’OCÉANIE
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LES INDIGÈNES
C’est une œuvre ardue que de mettre en lumière les progrès accomplis dans nos archipels polynésiens pendant la période que nous éludions. Pour fixer les idées, nous sommes forcé de débuter par un emprunt au Journal Officiel de 1903, où l’on trouve, émanant d’une plume très autorisée, les lignes ci-dessous, empreintes d’un pessimisme malheureusement bien justifié :
« Cette colonie, soustraite à toute influence économique de la métropole, ne peut être perfectionnée qu’en vue d’une diminution des charges de l’Administration et du Protectorat, et il est désirable de lui laisser toute liberté commerciale, afin qu’elle soit mise en mesure de se suffire à elle-même. »
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C’est surtout au point de vue des indigènes qu’il est impossible de découvrir une amélioration. Le nombre des natifs décroît plus ou moins vite dans les divers groupes d’îles, mais on peut partout prévoir à bref délai leur disparition complète. La dissolution des mœurs et l’alcoolisme auront bientôt achevé de détruire les tribus