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T. 3 (1906) Indo-Chine, Inde, Nouvelle Calédonie et Établissements d'Oceanie, Guyane, Antilles, Saint-Pierre et Miquelon / Paul Girbal ...
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H

LA COLONISATION

Peuplement français et européen. La vie est très difficile à Tahiti pour limmigrant français. Sil reste en ville, lexistence est fort coûteuse, sans que les bénéfices à espérer fournissent une contre­partie équitable. Sil achète un domaine rural, le manque de main- dœuvre loblige à un labeur personnel aussi pénible que dans la métropole, et ce nest pas ce quon va chercher aux colonies. LEtal ne dispose daucun domaine public, et le sol appartient aux indigènes ou aux compagnies en général étrangères qui en ont acquis des lots à beaux deniers comptants.

En 1900, on a fait pourtant appel à limmigration nationale. La Caisse Agricole de Tahiti a acheté sur les 4.000 hectares du domaine dAtimaono, une section comportant 150 hectares de terres cultivables et 20 de pâturages. Elle la répartie en vingt-et-une concessions, mises en vente au prix dabord de 350, puis de 400 francs lhectare, payable en dix ans. La possession dune somme de 7.000 francs, réduite ensuite à (500 francs par hectare acquis, était tout dabord exigée des candidats à la propriété, aussi rigoureusement que la qualité de citoyen français. Deux familles se présentèrent et sétablirent tout de suite, mais aucun document na pu nous apprendre ce quil est advenu des dix-neuf domaines restants.

En 1902, la Chambre dAgriculture a demandé au gouvernement lautorisation de faire appel à la main-dœuvre chinoise, garantissant aux Célestes une journée de 2 francs à 2 fr. 20, suivant les aptitudes ; on voit lénorme différence qui existe entre leurs besoins et les nôtres,