Teil eines Werkes 
T. 3 (1906) Indo-Chine, Inde, Nouvelle Calédonie et Établissements d'Oceanie, Guyane, Antilles, Saint-Pierre et Miquelon / Paul Girbal ...
Entstehung
Seite
258
Einzelbild herunterladen
 

Il

LA COLONISATION

Progrès du peuplement. Dans un climat tempéré lEu­ropéen peut se livrer à tous les travaux, la disparition de la race indigène nest à déplorer quau point de vue humanitaire. Lorsque nous aurons fait tout noire devoir de civilisés bienveillants envers les faibles, nous naurons dabord quà nous incliner devant limpitoyable loi naturelle qui supprime les populations mal adaptées à la lutte pour la Aie, et ensuite à mettre en valeur les terres laissées libres par lextinction de nos sujets de race noire. Le fait le plus intéressant pour un esprit positif, cest que la population blanche est dès aujour­dhui en bonne voie daccroissement. Il ne sagit, bien entendu, que de lélément libre, et nous sommes heureux dajouter que les clients de lAdministration pénitentiaire diminuent assez vite (1.036 unités en trois ans).

Sans compter larmée coloniale, dune part, avec les Européens libres, et les immigrés asiatiques de lautre avec la race de couleur, la comparaison des recensements de 1891 et de 1901 fait ressortir les résultats satisfaisants que voici :

1891

1901

Observations

Blancs libres.

8.515

12.253

Population pénale.

8.846

10.056

(9.020 en 1904)

Canaques.

33.092

29.106

(27.826 en 1902)

Or, ce nest guère quà partir de 1901 que les idées du gouverneur Feillet ont commencé à entrer dans le domaine de la pratique, et que la colonisation libre a pris le pas sur la colonisation pénale. Son plan