CHAPITRE II LE LIHERTADOR
I
Pendant que Bolivar poussait activement à Tâchira les préparatifs de l’expédition, le colonel Castillo était retourné à Pamplona. Il y mobilisait des recrues nouvelles et les ramenait àCûcuta quelques jours plus tard. La petite armée républicaine atteignit de la sorte, à ce moment, un millier d'hommes. C’était plus que n’eût demandé Bolivar qui se sentait capable de décupler le courage de chacun d’eux. .Mais il fallait que l’assemblée de Tunja dont dépendaient les trois quarts de ces soldats, accordât à Bolivar, commandant en chef les seules troupes de Carthagène, l’autorisation de disposer à sa convenance des contingents de l’Cnion. Or cette autorisation se faisait attendre et des difficultés imprévues allaient en retarder encore l’arrivée, si impatiemment espérée par Bolivar.
Sur les instances de Camilo Torres, le Congrès, reconnaissant les services du colonel vénézuélien, venait de lui conférer le titre de citoyen de la Nouvelle- Ci renade et le grade de brigadier général au service de l’Union (12 mars). Castillo avait personnellement insisté pour que ces dignités fussent accordées à Bolivar, et les félicitations affectueuses qu’il lui prodiguait semblaient du meilleur augure. Tout à coup, les deux