SAINT-PIERRE ET MIQUELON
PAU
G. DARBOUX
I
LES HABITANTS ET LES CENTRES
DE POPULATION
Les îles Saint-Pierre et Miquelon forment, avec quelques îlots avoisinant Saint-Pierre, un petit archipel dont la superficie totale n’est que de 24.160 hectares et qui est situé, par 58°30’ de longitude Ouest et 47° de latitude Nord, à cinq ou six lieues seulement de la côte méridionale de Terre-Neuve.
Cet archipel appartient à la France depuis 1763, époque à laquelle le traité de Paris, qui mit fin à la guerre de Sept ans, nous restitua cette ancienne possession que le traité d’Utrechl nous avait fait perdre cinquante ans auparavant. Mais en 1778, pendant la guerre de l’Indépendance de l’Amérique, l’amiral Montague, gouverneur de Terre- Neuve, s’empara des îles Saint-Pierre et Miquelon dont il rasa toutes les constructions et dont les habitants furent par lui contraints de se réfugier en France. Le traité de Versailles (1783) nous ayant rendu notre possession, les anciens habitants y furent ramenés en 1783 et 1784 ; ils étaient alors au nombre de 1223. Ils ne devaient, d’ailleurs»