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T. 3 (1906) Indo-Chine, Inde, Nouvelle Calédonie et Établissements d'Oceanie, Guyane, Antilles, Saint-Pierre et Miquelon / Paul Girbal ...
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I

LES HABITANTS

Blancs et gens de couleur. Comme dans notre autre vieille colonie de la Réunion, les indigènes caraïbes, qui peuplaient origi­nairement nos Antilles, en ont à peu près disparu. La grande majorité des habitants y est constituée par les descendants de ces noirs quins­tallèrent dans les premières sucreries les Hollandais chassés du Brésil par les Portugais et de ceux que, sur leur exemple, les premiers colons français, puis les traitants, amenèrent de la côte dAfrique. Le défrichement de terres riches et vierges par cette population esclave entraîna la prospérité rapide des blancs qui avaient fondé des exploi­tations de cannes à sucre et favorisa la formation dune aristocratie blanche qui sest maintenue par son mélange avec du sang européen cl la proscription sévère des unions avec lélément noir. Mais, en dehors de cette sorte de caste, le métissage a engendré une population de mulâtres qui représente, dans chacune des deux colonies, près des deux tiers des gens de couleur.

Créoles et immigrants. Au total, lensemble de la population, depuis labolition de lesclavage, peut se décomposer, dune part, en immigrants, comprenant des Européens, des coolies hindous pour la plupart Dravidiens, dont le nombre a considérablement varié, des noirs de lAfrique occidentale et quelques Chinois et Japonais ; dautre part, en créoles, cest-à-dire gens nés dans le pays, blancs ou de couleur. A la Guadeloupe, en 1864, les immigrants formaient environ un huitième de la population totale, dont 53 o/o originaires de lInde, 32 o/o Africains, 15 o/o blancs dEurope ; en 1867, ils nen