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L’ADMINISTRATION
Situation financière. — Les finances sont clans une période d’excédents budgétaires que rien ne faisait prévoir il y a cinq ans.
En 1899, la commission extra-parlementaire dite des budgets locaux examinant la situation de l’Inde française avait estimé que « la colonie de l’Inde est dans une situation financière et commerciale qui ne lui permet pas de prendre à sa charge les dépenses civilcsinscrites pour son compte, au budget de l’Etat ». Elle proposait la restitution aux Etablissements de l’Inde, de la rente de 426.000 roupies, servie par le gouvernement britannique depuis le traité de 1818 et perçu jusqu’à ce jour par le Trésor public.
Celte restitution réclamée par la colonie, depuis près de soixante- dix ans, n’a pas été faite et cependant l’amélioration financière a été assez sensible pour permettre d’inscrire au budget de la colonie les dépenses dites d’Elal(gouvernement, justice, culte) et d’assurer encore un excédent de recettes.
Le projet du budget de 1905 s’élève à 1.432.683 roupies de recettes. (./. Off. de l'Inde). L’avoir de la caisse de réserve était, au 31 octobre 1904, de 405.017 roupies.
Celte situation a permis au Conseil général de reprendre avec l’Administration les longues négociations relatives à l’emprunt nécessaire à la colonie pour les travaux réclamés depuis longtemps. Après de laborieuses négociations, un projet a été déposé sur le bureau de la Chambre. Ce projet déjà volé par le Conseil général de l'Inde autorise un emprunt de 4.380.000 francs, destiné àla construction d’un chemin de fer de Pondichéry à Tiroupupulyon, à l’aménagement du port de