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I, TC S INDIGENES
Des souvenirs historiques glorieux et l’amour des indigènes pour la France ont créé des liens solides entre la métropole et nos vieux établissements de l’Inde. Leur utilité pour la métropole est plus contestable. Par suite de leur dispersion, ils sont d’une administration difïicile et leur étendue est un obstacle sérieux à tout développement. Toutefois des projets de voies nouvelles de communication sont à la veille d’aboutir. Ils pourraient amener une transformation considérable.
La Caste. — La variété des races et des religions dans les établissements de l’Inde est un fait dont l’importance a été encore augmentée par la répartition de la population en castes qui n’ont aucune relation les unes avec les autres. La France a toujours libéralement respecté ces traditions séculaires. Déjà le G janvier 1819 un arrêté au Gouverneur décidait que « les Indiens soit chrétiens, soit manies ou gentils seraient jugés comme par le passé suivant les lois, usages et coutumes de leurs castes. »
C’est cette variété de races, la multiplicité des castes, leurs divisions qui expliquent la facilité de domination qu’ont rencontrée les conquérants musulmans et européens. Mais elles expliquent en même temps la lenteur des progrès de la civilisation européenne. Chaque tribu s’adonnant en outre à un métier spécial, les éléments de la population se sonL plutôt juxtaposés que fondus. M. Dislère (Législ. Col. t.I, p. 6.18) observe avec raison que « les barrières qui se sont élevées