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T. 3 (1906) Indo-Chine, Inde, Nouvelle Calédonie et Établissements d'Oceanie, Guyane, Antilles, Saint-Pierre et Miquelon / Paul Girbal ...
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I, TC S INDIGENES

Des souvenirs historiques glorieux et lamour des indigènes pour la France ont créé des liens solides entre la métropole et nos vieux établissements de lInde. Leur utilité pour la métropole est plus con­testable. Par suite de leur dispersion, ils sont dune administration difïicile et leur étendue est un obstacle sérieux à tout développement. Toutefois des projets de voies nouvelles de communication sont à la veille daboutir. Ils pourraient amener une transformation considérable.

La Caste. La variété des races et des religions dans les établis­sements de lInde est un fait dont limportance a été encore augmentée par la répartition de la population en castes qui nont aucune relation les unes avec les autres. La France a toujours libéralement respecté ces traditions séculaires. Déjà le G janvier 1819 un arrêté au Gouver­neur décidait que « les Indiens soit chrétiens, soit manies ou gentils seraient jugés comme par le passé suivant les lois, usages et cou­tumes de leurs castes. »

Cest cette variété de races, la multiplicité des castes, leurs divi­sions qui expliquent la facilité de domination quont rencontrée les conquérants musulmans et européens. Mais elles expliquent en même temps la lenteur des progrès de la civilisation européenne. Chaque tribu sadonnant en outre à un métier spécial, les éléments de la popu­lation se sonL plutôt juxtaposés que fondus. M. Dislère (Législ. Col. t.I, p. 6.18) observe avec raison que « les barrières qui se sont élevées