CONCLUSION
Depuis 1897 l’évolution de l’Indo-Chine est en bonne voie; la colonie se développe d’une façon normale, elle en a fini avec la période des essais infructueux et des tâtonnements. L’impulsion qu’elle a reçue est décisive, les transformations qu’elle a subies ont été conçues et réalisées méthodiquement.
Sans doute on peut adresser des critiques de détail, et nous avons eu l’occasion de le faire, à l’œuvre administrative et économique accomplie par le Gouverneur général qui a vraiment réorganisé l’Indo-Chine. Mais il est impossible de contester que cette œuvre n’ait été féconde en grands résultats. Elle découlait, eu effet, d’un plan général très précis et très sage ; ce plan une ibis arrêté, les ressources nécessaires ont été tout de suite créées, et l’exécution a été poursuivie sans lenteur excessive, sans précipitation exagérée en proportion des ressources disponibles.
Le budget général, assis sur des bases larges et solides au point de vue fiscal, a permis d'assurer à la colonie une situation financière caractérisée par des excédents et non plus par des déficits ; les services généraux, soigneusement distincts des administrations locales, ont pu s’occuper de rechercher et de défendre les intérêts permanents du pays ; l’ère des grands travaux publics a été ouverte, et un effort colossal a été accompli pour doter la colonie d’un réseau de voies de communication répondant aux besoins d’une production agricole croissante et d’un commerce grandissant ; le gouvernement s’est ingénié à exercer une action utile sur la colonisation, à jouer le rôle d’informateur, de conseiller, de protecteur de tous ceux, colons ou indigènes, qui travaillent à tirer le meilleur parti des ressources du sol et du sous-sol ; la création de nombreux organes, à la fois techni-