Teil eines Werkes 
T. 3 (1906) Indo-Chine, Inde, Nouvelle Calédonie et Établissements d'Oceanie, Guyane, Antilles, Saint-Pierre et Miquelon / Paul Girbal ...
Entstehung
Seite
203
Einzelbild herunterladen
 

Ill

LADMINISTRATION

La plupart des progrès effectués depuis 1897 dans lordre écono­mique auraient été impossibles si, dès son arrivée dans la colonie, M. Doumer navait opéré une réforme radicale dans lordre admi­nistratif. Avant lui, il y avait en Indo-Chine diverses administrations, il ny avait pas de gouvernement ; par suite partout manquait lunité de direction, et les bonnes volontés dun grand nombre dagents restaient stériles parce quelles nétaient pas dirigées par une volonté énergique et clairvoyante, discernant au-dessus des petits intérêts locaux, intérêts flottants et variables, les grands intérêts généraux qui sont précis et permanents.

Le nouveau Gouverneur général navait dailleurs consenti à accepter la lourde tâche dorganiser un pays quil savait plus grand que la France, quil estimait peuplé de 20 millions dhabitants, il serait à trente jours de distance de la métropole, quà la condition davoir une complète liberté daction. Pour cela il lui fallait commencer par donner à lIndo-Chine une administration autonome forte, aux rouages bien coordonnés, capable de bien transmettre les impulsions quil jugerait utile dimprimer à la colonie. Il pensait avec un de ses prédécesseurs, M. de Lanessan, quil faut accorder aux colonies « une grande indépendance, et que la métropole, tout en entourant leurs actes des garanties nécessaires, doit les laisser agir au mieux de leurs intérêts et sous leur responsabilité. »

Résolu à gouverner partout et à nadministrer nulle part, cest-à- dire à se réserver létude et la décision des questions dun intérêt