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T. 3 (1906) Indo-Chine, Inde, Nouvelle Calédonie et Établissements d'Oceanie, Guyane, Antilles, Saint-Pierre et Miquelon / Paul Girbal ...
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I

LES INDIGENES

La prospérité qui semble réservée à lIndo-Chine sera lœuvre des indigènes, des colons et de ladministration associant leurs efforts et contondant leurs intérêts. Dans les milieux les questions colo­niales sont étudiées à la lumière de lexpérience, cest-à-dire en comparant lœuvre des peuples colonisateurs, leur champ dactivité, leurs méthodes, les résultats obtenus, on est unanime à reconnaître quil faut réserver un rôle prépondérant aux indigènes dans la mise en valeur des colonies de la zone tropicale.

A cause du climat, si différent de celui dEurope, les blancs, quils soient Anglais, Hollandais ou Français, ne peuvent guère déployer, sans péril pour leur santé, que lactivité que réclame la direction de grandes entreprises agricoles, industrielles, commerciales ou finan­cières. Les colons, toujours très peu nombreux par rapport aux indigènes, sont tout naturellement désignés pour prendre linitiative des affaires qui exigent beaucoup de calculs, détudes rigoureuses et surtout beaucoup de capitaux. Pour réaliser leurs plans, ils ne peuvent jamais se passer du concours de la main-dœuvre indigène.

Les natifs pourraient se passer deux pour tirer du pays les ressources indispensables, tandis queux ne sauraient réaliser aucun des profils en vue desquels ils ont quitté la mère-patrie, sans la colla­boration directe ou indirecte des aborigènes. Leur intérêt bien compris saccorde avec les sentiments dhumanité pour faire prévaloir, auprès des colons, la méthode de lentente ou de la solidarité entre blancs et